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Pourquoi avait-il séché les audiences à la haute cour ? Félix Vunduawe te Pemako répond à Lwamba Bintu

Le professeur Vunduawe te Pemako, juge à la cour constitutionnelle à qui avait aussi été collée une demande d’explication pour ses absences aux audiences du dossier requête de la CENI vient de répondre à Benoit Lwamba Bintu, président de la plus haute cour.

S’agissant de son absence du 17 octobre 2016, Vunduawe répond :  » j’avais obtenu que vous m’accordiez un rendez-vous le 15 octobre 2016 à 11heures, malgré mon arrivée sur le lieu indiqué et mes multiples tentatives de vous joindre, je n’ai pas pu entrer en contact avec vous. Ma proposition d’une rencontre le lendemain à l’heure de votre convenance n’a pas reçu d’écho. » Vunduawe reproche avec des mots à peine voilés à son président Benoît Lwamba d’avoir volontairement refusé d’échanger avec lui avant le traitement effectif du dossier. Or ce temps demandé aurait permis de vider les coquilles que portait la requête. Vunduawe reproche aussi à Lwamba le manque de courtoisie à un collègue et le manque de discrétion contrairement aux US et coutumes que doivent observer les hauts juges. « Je note cependant que vous avez estimé informer la plus haute autorité politique de l’État et un membre du gouvernement pour une question relevant de la gestion interne de la cour constitutionnelle. Par ailleurs, adresser à un collègue, votre correspondance manque singulièrement d’élégance et de courtoisie, deux règles pourtant élémentaires et indispensables aux bonnes relations professionnelles entre les membres d’une institution ou d’un corps. »

Vunduawe enchaîne sa réponse, ahuri que Benoit Lwamba ait mis sous le tapis leur entretien du 26 octobre 2016, lequel, à l’avis de Vunduawe avait clarifié le dossier. Et d’ajouter  » vous vous souviendrez de mes inquiétudes exprimées lors d’une plénière du mois de mai 2016 sur la divulgation par certains membres de la cour constitutionnelle du secret de nos délibérations au profit des personnes extérieures à la cour, exposant par le même fait ceux qui avaient émis des opinions contraires ». On serait tenté de comprendre par cette correspondance d’explication qui ressemble à un réquisitoire que le climat a l’habitude de se dégrader au sein de ce corps quand certains membres expriment des opinions républicaines contraires à celle du président de la haute cour, que les services du président de ce corps auraient l’habitude de mettre sur la place publique les noms des juges qui ont des avis contraires à ceux de leur président.

(le document en annexe)

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KN

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